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Sa vocation
Né le 28 août 1961 à Combourg, une petite localité de la Bretagne au nord ouest de la France, le jeune Hervé Alphonse Albert Hignard est le troisième d’une famille de cinq enfants. L’éducation qu’il reçoit de son père est rude mais familiale ce qui l’aidera plus tard à rester ferme dans ses choix, tout en gardant une attention pour les autres, et un grand attrait pour la vie familiale. Le jeune Hervé fait ses études primaires dans son village ; au secondaire, il part dans une ville voisine, dans un établissement catholique "les cordeliers" à Dinan où il est pensionnaire, il ne rentre que le week–end en famille et passe la semaine à l’internat.

Un jour, ses frères et lui abordent leurs parents pour parler de la foi et de l'Eglise, il est alors en classe de 6ième. Les parents n'allant jamais à la messe, ils décident de les imiter et d'un commun accord, parents et enfants, décident de ranger toutes les croix de la maison au grenier. C'est ainsi que pendant ces neufs années d'études dans un établissement catholique, ils n'assistera à la messe que trois fois.
A vingt ans, le jeune Hervé est en faculté de médecine ; il est très passionné par le football en effet, il est le seul en première année, à jouer dans l’équipe A de foot de l’université de Rennes qui n’a en son sein que les étudiants de cinquième et sixième année.
En famille, bien des choses ont changé. Depuis trois années sa mère Renée s'est convertie et une certaine ferveur chrétienne règne au sein de la maison. Elle participe à de nombreux pèlerinages ce qui attire la grande sœur d’Hervé, Viviane qui se convertit à son tour. Providentiellement, elle sera l’élément clé dont se servira le Seigneur pour faire revenir à lui le fils prodigue. Ce fils qui alors que toute la famille s'était retrouvé pour fêter Noël sort en plein sermon de la messe de minuit pour fumer sa cigarette car dégoûté de cette cérémonie. D'ailleurs à table, lorsque sa mère partage sa joie d'être chrétienne et parle de Marie et de ses apparitions, lui s'en moque ouvertement et demande que Marie lui apparaisse sur une moto avec un casque sur la tête…
Sa sœur Viviane faisait une neuvaine qui consiste à aller à San Damiano lieu d’apparition de la vierge Marie 9 fois de suite le premier vendredi du mois. Indisponible pour ce rendez vous spirituel, à cause de ses examens (licence d'anglais), demande à son frère cadet Hervé de la remplacer ce qu’il accepte avec une curiosité et un esprit quelque peu malsain en ce sens où il souhaitait visiter ce lieu pour mieux le critiquer.
La route de Rennes pour San Damiano est longue et exigeante plus d’un jour de voyage ; dans l’autobus qui les conduit, le jeune Hervé observe avec curiosité les fidèles qui dans leur ferveur de pèlerin chantent des cantiques et prient. A un arrêt alors que les autres chrétiens participent à la messe, il est le seul à s’isoler pour boire une bière avec les chauffeurs. Une fois à San Damiano, le premier jour, Hervé participe aux temps de prière, aux sessions de formation et aux différentes célébrations mais toujours de façon extérieure. Mais il est fasciné par la ferveur qui y règne.
Le deuxième jour, le trouve un peu plus disposé, levé le matin à 5h il participe aux temps de prière, à une marche spirituelle de 3km pour assister à une messe célébrée en italien dans un village voisin. Dans l’après-midi, lors de la bénédiction particulière de la vierge Marie, tout le monde se met à genou, les petits comme les grands, le jeune Hervé plie les genoux, et pendant cet instant le Seigneur par la présence de sa mère Marie « transforme l’eau en vin » Le jeune Hervé se recueille, puis ne voulant pas montrer ses larmes à ses compagnons de voyage sort et sombre dans les pleurs il décide de donner sa vie au Seigneur. C’est à ce moment que le Seigneur dans sa miséricorde et par une grâce particulière va toucher son cœur et lui donner la grâce d’un regret profond : celui d’être passé pendant vingt ans à côté de cet amour de Dieu, si proche, sans l’avoir connu.
Neuf mois plus tard aidé par le discernement d’un sage père spirituel, l’ Abbé Bertaina, il découvre en lui le désir de vivre sa relation avec Jésus de façon plus consacrée. C’est alors que le 8 Novembre 1982 au matin, le jeune Hervé à 21 ans frappe à la porte des frères de Saint Jean à Rimont. C’est dans cette nouvelle Communauté religieuse qu’il sera formé, comme religieux, comme fils du Père Marie-Dominique Philippe ce père Dominicain si sage fondateur de la communauté saint Jean.
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Son oeuvre
Au Cameroun l a communauté Saint Jean est appelée par le très regretté Monseigneur Lambert Van Heygen, ancien archevêque de Bertoua qui confie aux frères l'aumônerie des jeunes. Avec le père Théophile Tchana comme supérieur, le père se lance dans la catéchèse des lycées et collèges, avec beaucoup de peine. Il réussit malgré tout à s’imposer dans les lycées malgré la réticence des autorités éducatives qui ne sont pas habituées à ce nouveau style d’incrustation de religieux en milieu laïc.  Mais combatif et surtout sachant s’adapter aux jeunes à leur style, et travaillant activement la dimension sociale des jeunes le jeune frère réussit à mettre en place une efficace méthode de catéchèse. Pendant près de 8 ans il fait ses 30 heures de catéchèse par semaine dans la totalité des établissements secondaires de la ville, il rencontre les jeunes, dans leur milieu, il participe à toutes leurs activités, sportives, fêtes, et profite chaque fois pour les connaître toujours un peu plus, il apprend leur jargon, le Cam-Fran- Anglais qui est un mélange culturel de plusieurs langues que les jeunes utilisent et là, il leur transmet dans leur langage et leur style, l’évangile, la bonne nouvelle de Jésus. Ainsi le jeune frère sans oublier l’évangile s’adonne premièrement aux problèmes des jeunes : scolarité, sexualité, chômage… et autres vices de la jeunesse. En 1990 Mgr Lambert crée le Foyer saint Jean, le père Hervé-Marie en fait un cadre de choix où les jeunes sont formés aux valeurs humaines, sociales et spirituelles. ot compte aujourd'hui près de 500 jeunes qui sont passé par le foyer et qui en témoignent élogieusement.
Il bâti autour de lui une aumônerie de jeunes vivante et dynamique ; près de 1500 jeunes quittent de tous les quartiers pour assister à la messe. La paroisse est ainsi obligée de créer une messe spéciale pour les jeunes en anticipé le samedi soir. La messe du samedi ! un moment fort et unique qui attirera une grande quantité de jeunes de différentes églises. Ils accourent de partout pour écouter ce jeune prêtre qui prêche le Christ dans un style branché, actualisé ; ils se retrouvent tous dans les discours du père qui loin de les ménager les remet en question chaque semaine au point où à la fin d’une messe un samedi, une jeune fille qui avait commis un avortement fond en larmes et demande au père : « mon père comment avez-vous su ? » De quelques groupes traditionnels, la paroisse passe à une quinzaine de groupes de jeunes actifs et engagés ; le lieu de l’aumônerie devient un milieu à la mode : on va en classe et dans l’après-midi on se retrouve à la paroisse, autour du père toujours prêt à recevoir les jeunes. Confronté à la montée et à l’influence que les Témoins de Jéhovah ont dans la ville le jeune père en fait une priorité. Il participe à certaines de leurs réunions, il se laisse former par eux pendant un an et demi à raison d'une heure et demie par semaine. Il veut les connaître le mieux possible pour les critiquer objectivement et ainsi justifier sa foi catholique en toute vérité, preuve à l'appui. Aussi, on le voit dans tous les coins de la ville en discussion publique avec les Témoins de Jéhovah devant ses jeunes. Fort de ce désir de donner aux jeunes et aux fidèles les atouts pour connaître et défendre leur foi, il crée le Groupe Biblique du dimanche après midi, un mouvement qui accueillera plusieurs jeunes et parents désireux de se former à la connaissance de la bible, du catéchisme, et de l’enseignement de l’Eglise. Avec le soutient de quelques amis il crée L’OPHM, » Oeuvres du Père Hervé Marie » un petit programme d’aide destiné à payer la scolarité à plusieurs jeunes désoeuvrés, à aider les familles pauvres ou à soutenir plusieurs formations professionnelles de jeunes.
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Le père Marie-Dominique Philippe
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La Communauté Saint Jean
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La communauté Saint Jean a été fondée en 1975 par le Père Marie Dominique Philippe, de l’ordre des frères prêcheurs, dominicains, elle a 80 frères à l’entrée du père et compte aujourd’hui, de nombreuses maisons dans le monde à travers les cinq continents.

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